Afin de garantir une success story, des avis réguliers sont essentiels. Parfois, il est possible de recevoir une contribution d’un client avant que le travail ne commence et d’avoir les produits du premier coup, mais ces cas sont rares. Pourtant, la réalité est claire : 95 % des produits de grande consommation échouent au cours de la première année et 85 % dans la seconde.

L’explication ? L’avis du consommateur n’est pas fourni aux bons moments durant le processus de développement.

Pitstop

Il est temps de faire un arrêt créatif aux stands

Réaliser une analyse de marché pour générer de nouvelles idées est maintenant banal pour de nombreuses entreprises de biens de grande consommation, mais mener plus d’analyse à chaque étape est une pratique agile relativement nouvelle, une pratique qui montre une approche véritablement centrée sur le client pour les lancements de produits. C’est en entreprenant ce cycle d’apprentissage itératif habituel que l’on garantit que les demandes des consommateurs sont satisfaites. Un atelier récent par un développeur de logiciel chez ZappiStore l’a très bien démontré.

Parler et montrer

Dans l’un des exercices, Simone a mis en évidence l’efficacité des pratiques d’entreprises agiles en associant des participants : les uns avaient une photo d’une maison et il était demandé aux autres de dessiner la description verbale de leurs partenaires. Ceux qui parlaient utilisaient des descriptions générales : quatre murs, un toit, une clôture, et deux fenêtres.

Très vite, une série de divergences est apparue : les fenêtres donnaient naissance à des rideaux, les clôtures n’avaient pas de portail, et les participants dessinaient une volée d’oiseaux face au soleil couchant. De toute évidence, un temps précieux a été passé sur une présentation excessive de créativité que personne n’avait demandée. Même des caractéristiques qui s’avèrent fondamentales pour avoir accès à la propriété avaient été supprimées.

Las communication itérative clarifie les besoins

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Simone a voulu que ses participants envisagent la vie comme un développeur de logiciels. « Votre équipe pourrait être dotée de compétences et de créativité, mais sans rétroaction régulière d’un client, leurs efforts serait appliqués sur la seule base d’hypothèses ». Son équipe fait souvent face à des demandes complexes de la part des clients : ils ont une idée initiale de la manière dont ils veulent qu’une partie du logiciel fonctionne, mais avouent qu’il est irréaliste d’attendre toutes les exigences dans le moindre détail au début du projet. Livrer dans les temps, et sans aucune divergence, est extrêmement improbable dans ces circonstances.

Cette approche en cascade n’est pas seulement risquée, elle empêche également l’utilisateur final de pouvoir changer son avis à propos de caractéristiques mineures. De nouvelles informations sont susceptibles de survenir tout au long du processus de développement.

Il continue, « Pour qu’un projet réussisse, une collaboration étroite avec quiconque en bénéficie est une nécessité absolue. Les hypothèses faites en dessinant une simple maison sont un bon rappel : testez ces hypothèses à chaque opportunité. Demandez une rétroaction à mesure que de petits incréments de travail sont réalisés. » En faisant ainsi, il est bien plus probable que les clients soient satisfaits du résultat.

L’analyse agile permet la communication

Le défi de la maison invisible de Simone (ce qui est un nom fantastique pour une émission de jeu) a montré qu’une simple spécification ou un simple briefing initial ne réussi pas à informer un processus entier de développement. On peut dire la même chose de l’analyse de marché. Sans avis pertinents et constants, un produit est bien moins susceptible de toucher la bonne personne dans son groupe cible. Avec les nouvelles solutions d’analyse agile, cependant, une approche itérative de l’avis est à la fois abordable et accessible, offrant un point de référence pratique pour renforcer les virages créatifs.

Un produit raté ne signifie pas toujours un produit de piètre qualité. Beaucoup d’excellents concepts sont mis sur le marché mais échouent en raison d’un branding inapproprié, d’un packaging rebutant, ou de campagnes marketing et d’une sélection de canal inefficaces. Échouer dans un seul de ces domaines peut directement affecter la mesure financière de réussite d’un produit.

Le temps et l’argent sont souvent considérés comme des obstacles à adopter ces types d’approches. Cela n’est désormais plus vrai. Les processus d’analyse automatisée signifient que les données validées peuvent jouer un rôle central dans chaque décision (plus de travail de devinettes).

giphy

Ne faites plus de suppositions sur les besoins des consommateurs… demandez-leur ce qu’ils veulent !

Plus rapide et plus ingénieux

Tout ceci pour dire que les entreprises font face à deux difficultés claires auxquelles un état d’esprit agile peut remédier :

  • l’information est absente ou incomprise dans le canal de communication, menant à la création de produits qui ne satisfont pas les besoins des consommateurs ou de supports marketing inefficaces qui échouent à communiquer l’information pertinente.
  • du temps est perdu à détailler ou à « dorer à l’or fin » des caractéristiques inutiles, éloignant davantage les projets de leur finalité recherchée, dilapidant des finances et privant les caractéristiques vitales de personnel créatif.

Les méthodes d’analyse traditionnelles ne servent plus la culture actuelle à grande vitesse et orientée données. Nous sommes tous enthousiasmés par le prochain grand succès, mais tout le monde n’aura pas réfléchi à son chef-d’œuvre en cours, ni à la personne pour laquelle ils le font. Ces entreprises qui adoptent et adhèrent déjà à l’état d’esprit agile travaillent plus vite, sont généralement mieux informées, et connaissent un meilleur taux de succès au démarrage.

A James Hodges

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